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Patrick Servant / Brion 

Rallye du Bandama 1992...

 

 

#La Côte d'Ivoire, une Terre de Rallye, berceau du Rallye du Bandama, le Rallye de l'impossible.....

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:22

 Alain-20Ambrosino222.jpg  

"Voici les conditions pour relancer le Rallye Côte d’Ivoire Bandama sur le plan international. Le rôle de la presse"

C'est désormais l’incontesté champion de Côte d’Ivoire des rallyes, Alain Ambrosino, pilote professionnel reconnu mondialement, qui pilote la destinée du sport automobile dudit pays. Après plus de 43 ans au volant et à peine installé dans le baquet FISA, il a déjà un plan pour redonner aux rallyes ivoiriens leur place à l’échelon international. 

-Depuis quand êtes-vous au commande de la Fédération ivoirienne de sports automobile (FISA) ?

Je dirige la fédération depuis le 17 septembre 2011.    

-Le rallye Côte d’Ivoire Bandama n’est plus aux championnats FIA d’Afrique et du monde. Comment jugez-vous cette chute ?

Tout le monde le sait, la Côte d’Ivoire a rencontré une longue période de crise. Il était donc très difficile pour les pilotes de trouver des sponsors, il n’était donc pas évident pour ces pilotes de s’acheter des voitures pour courir. Maintenant, nous avons la chance de rentrer dans une période plus calme et j’espère que les choses seront plus faciles à gérer.

-Aujourd’hui, le sport automobile est dans un état de délabrement. Vous qui êtes aujourd’hui aux commandes de la fédération, que comptez-vous faire pour redorer son blason à ce sport auto ivoirien ?

D’ores et déjà, nous avons mis en place un calendrier sportif qui tienne la route contrairement aux autres années où il n’y avait que deux ou trois épreuves, nous aurons cette année onze épreuves pour l’année 2012. Et depuis ma prise de fonction en 2011, nous avons organisé un top chrono, une petite épreuve sur une journée. Nous avons aussi organisé le rallye Côte d’Ivoire Bandama nouvelle version selon les normes de la fédération internationale du sport automobile (FIA). Cette année déjà, nous avons réédité un autre top chrono au mois de janvier et le premier vrai rallye c'est-à-dire le rallye de Gagnoa la semaine dernière (Février) avec plus de 500km au total dont 200km de spéciales sur des pistes extrêmement intéressantes et 13 pilotes qui ont pris le départ. La saison est donc ainsi ouverte.

-Avec les attributions de la fédé parmi lesquelles se trouve la promotion de la discipline, l’on a l’impression que la presse n’est pas associée. Pourtant, par le passé, il y avait un certain engouement des médias ivoiriens et internationaux. Que se passe-t-il et comment comptez-vous y prendre ?

Tout à fait. Mais il faut savoir malgré tout que sur les compétions de rallyes c’est à nous fédération de faire comprendre aux journalistes qu’il n’y a pas que le football en Côte d’Ivoire. C’est donc à nous de donner le gout du sport auto aux journalistes qui ne connaissent pas ce sport passionnant de le découvrir. J’ose espérer que pendant nos épreuves du championnat, il y aura la presse écrite, parlée et télévisée.

-Vous avez été pendant longtemps un champion incontesté en Côte d’Ivoire. On dit souvent que lorsque vous courez une épreuve, les autres pilotes luttent pour la seconde place puisque la première a priori. Et puis vous avez aussi participé à des épreuves du Paris-Dakar. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Paris-Dakar ? Oui mais bon, ce qu’il faut savoir, c’est que pour devenir pilote professionnel, c’est beaucoup plus dur que de devenir footballeur professionnel. Pour une équipe de football vous avez 22 joueurs contre 1; 2 à 3 pilotes par usine. Donc pour pouvoir percer au sein du sport automobile international, les places sont extrêmement limitées. C’est pour cela qu’on a malheureusement pas énormément de pilotes professionnels. Je suis le seul ivoirien à obtenir le statut de pilote international et de pilote professionnel. Cependant, nous avons un plateau assez relevé ici en Côte d’Ivoire, mais les places sont extrêmement chères. Donc pour devenir pilote professionnel c’est dur. Mois j’ai fait une dizaine de Paris-Dakar avec la meilleure place qui était la place de troisième. J’ai aussi fait le Paris-Pékin, le Paris-Le Cap. Pendant plus de dix ans j’ai fait du rallye raid et plusieurs championnats d’Afrique depuis 1969.

-Aujourd’hui, si l’on vous demandait vos besoins pour relever le rallye de Côte d’Ivoire pour le repositionner à l’échelle internationale, que diriez-vous ?

C’est à tout le monde de donner un coup de main. Mais ce n’est pas uniquement des besoins, certes, c’est un sport qui coute extrêmement cher, il y a donc le nerf de la guerre : l’argent. Puisque les sponsors retrouvent eux aussi comme le monde ivoirien la confiance, si eux aussi nous font confiance après ces mauvaises années comme vous l’avez dit, qu’ils s’aperçoivent qu’il y a des retombées médiatiques au travers du sport automobile qui permettront aux différents sponsors de se retrouver sur nos épreuves. Ce sont des sponsors que nous cherchons et non des mécènes. Si c’était des mécènes que nous cherchions ce serait plus facile, mais ce sont des sponsors. Malheureusement je n’en ai pas encore trouvé en Côte d’Ivoire. Donc ce qu’il faut ce sont des sociétés qui croient en notre sport et qui s’aperçoivent qu’en investissant sur un pilote ou une épreuve, il y a des retombées grâce aux médias et qu’il y a des retombées qui sont intéressantes pour eux. Ça c’est primordial. Mais pour revenir au championnat d’Afrique, ça serait déjà magnifique pour nous, mais championnat du monde ça risque d’être extrêmement dur pour nous. Parce que les règlements internationaux ont totalement changé, les voitures ont totalement changé également. Les voitures qui participent au championnat du monde sont des voitures WRC, ce sont des voitures extrêmement compliquées qui peuvent très difficilement faire 50km sans avoir d’assistance. Vous imaginez un peu pour revenir aux épreuves d’antan du rallye Côte d’Ivoire Bandama de 5000km, il y aurait absolument personne à l’arrivée. Donc il faut trouver et s’adapter, nous Côte d’Ivoire, au règlement international avec des épreuves beaucoup plus courtes avec environ 1000 à 1200km, comme c’est mon intention cette année le rallye Bandama. Ce sera un rallye qui fera environ 1200km aux normes internationales. Mais le gros problème que l’on a, on a quasiment obligation de faire ces épreuves sur des routes fermées. Et comme vous savez en Côte d’Ivoire c’est absolument impossible de fermer à 100% les routes. C’est là notre grosse difficulté.

-Quels sont donc vos espoirs et vos craintes pour la relance du sport automobile en Côte d’Ivoire et sur le plan international ?

Mon espoir, c’est de faire revenir à l’échelon international, de faire revenir dès cette année des pilotes internationaux pour participer à notre épreuve pour que dans l’immédiat qu’elle compte pour le championnat d’Afrique. Pour le championnat du monde, ça m’importe peu. Ce qu’il faut c’est de redonner confiance à notre pays et aux pilotes internationaux. Monter à ces derniers que la Côte d’Ivoire a retrouvé sa stabilité et nos pistes sont aussi belles que le pays est aussi beau et qu’on peut participer avec beaucoup plus de facilités qu’en Europe aux rallyes sur terre en Côte d’Ivoire. Mes craintes, c’est que les pilotes ne trouvent pas suffisamment d’argent pour s’acheter des voitures suffisamment compétitives pour revenir à un bon niveau du sport automobile. Mais grâce à la presse et grâce à tout le monde j’ose espérer que c’est une chose qui se fera.

-Pensez-vous à former des équipes de coureurs puisqu’il semble plus facile en équipe de trouver des sponsors?

C’est un peu l’idée que j’ai. Pour relancer ce sport, c’est relancer de jeunes Ivoiriens avec des voitures qui seront certes des voitures dans l’immédiat des voitures qui ne sont pas susceptibles mais au moins d’être à l’arrivée. C’est donc de donner à ces jeunes des voitures à un cout très très bas de façon à ce qu’ils puissent déjà commencer avec une petite équipe de 5 voitures par exemple, des voitures identiques. Ils se battront entre eux pour arriver à percer en se faisant remarquer par des sponsors et pouvoir s’acheter des voitures plus intéressantes pour participer et chercher à gagner aux différents rallyes.

-En matière de promotion des sports, il y a aussi la formation des athlètes. Quelle est la politique de la FISA que vous dirigez dans ce sens ?

Alors, pour cela, nous avons un de nos clubs qui s’appelle le Rallye Club automobile d’Assinie qui a fait un circuit sur terre et notre objectif est de travailler avec ce club pour réussir à former les pilotes qui le souhaitent sur ce circuit-là. Et là, moi-même je suis disposé à former les pilotes qui en font la demande, voire moi-même donner des cours à ces pilotes, à leur apprendre le B-a-BA du sport automobile.

-A quand le prochain Rallye Côte d’Ivoire Bandama ?

Ce sera au mois de décembre 2012. Et les préparatifs vont bon train déjà. C’est dans l’optique d’un Bandama aux normes internationales que j’ai imposées aux rallyes nationaux inscrits au championnat de Côte d’Ivoire des rallyes. C’est une façon de former et les pilotes et les organisateurs à s’y conformer déjà et de s’y habituer. Chaque rallye qui doit se disputer sera un mini-bandama avec les normes internationales. Alors, arrivée en décembre à notre rallye N°1, les pilotes et les organisateurs seront déjà rodés aux normes internationales.

-Quel appel aux anciens dirigeants du sport auto qui se tiennent à l’écart de ce sport qu’ils ont aimé ?

On a besoin de tout le monde. J’ai déjà, et vous parmi les premiers, qui reviennent vers nous pour qu’ensemble nous relancions le rallye en Côte d’Ivoire. Je fais donc un appel général à tous les anciens et les jeunes qui sont intéressés par les sports automobiles à venir nous donner un coup de main pour que le sport automobile retrouve sa vraie place à l’échelle internationale.


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